Crème solaire : se protéger des UV sans nuire à l’environnement

La disparition des coraux est généralement imputée au réchauffement climatique, mais peut-être serez-vous surpris d’apprendre que la crème solaire y est aussi pour quelque chose…

 

Des ingrédients bannis des crèmes solaires

 

À partir de 2020, la vente ou l’importation de crèmes solaires contenant certaines substances sera officiellement interdite dans un certain nombre d’îles de l’Océan Pacifique. Cette décision fait suite au choix de plusieurs pays, comme la Thaïlande et l’Indonésie, de fermer leurs plages en raison de la disparition des récifs coralliens. Ce choix serait motivé par la grande quantité de crème solaire dans l’océan. Les îles du Pacifique ont décidé de privilégier la régénération des coraux à l’afflux de touristes. ⅕ des coraux du monde auraient déjà disparu.

 

Certains craignent toutefois que cette exclusion de certains ingrédients des crèmes solaires ne limite la protection contre le rayonnement UV. Mais rien n’est moins vrai ! Il y avait déjà un certain nombre de produits solaires sur le marché qui ne contenaient aucune de ces substances, avant même que l’interdiction ne soit introduite. Les produits solaires d’Avène, par exemple. Environ la moitié des crèmes de protection solaire sur le marché contiendraient des substances concernées par l’interdiction qui entrera en vigueur au début de l’année prochaine.

 

 

Toute photoprotection n’est pas interdite

 

Il existe 2 catégories de crème solaire :

 

  • Les crèmes solaires chimiques absorbent les rayons UV nocifs qui entrent en contact avec la peau. Les écrans solaires chimiques sont généralement faciles à appliquer sur la peau et ne laissent que très peu de traces. Au lieu d’un dépôt blanchâtre, on se retrouve avec une fine couche incolore. Le produit est donc rapidement absorbé.

 

  • Les crèmes solaires minérales ne pénètrent pas si facilement car elles forment un écran de protection sur la peau qui filtre les rayons UV. Elles laissent une couche plus facile à enlever, particulièrement en cas de contact avec l’eau. Ce type de crème solaire n’est en général pas waterproof. Même si elles représentent une bonne solution pour la peau sensible à cause de leur formulation et du haut degré de protection qu’elles offrent, ces crèmes sont souvent déconseillées aux personnes acnéiques car la couche qui reste sur la peau a tendance à boucher les pores.

 

 

L’interdiction de certains ingrédients dans les crèmes solaires concerne les crèmes chimiques, car celles-ci contiendraient un certain nombre de substances nocives pour les coraux. D’après une étude du professeur Craig Downs datant de 2015, elles seraient responsables du phénomène de blanchiment des coraux et de leur croissance ralentie.

 

 

Voici la liste des substances reconnues comme nocives pour les récifs coralliens et qui seront donc interdites :

 

  • les perles de microplastique ;
  • l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane ;
  • l’oxybenzone (benzophénone-3) ;
  • l’octinoxate ;
  • l’enzacamène (4-méthylbenzylidène camphre) ;
  • l’octocrylène ;
  • l’acide para-aminobenzoïque (PABA) ;
  • le triclosan.

 

 

 

Ne choisissez pas n’importe quelles marques

 

Les gens qui passent leurs vacances dans l’Océan Pacifique ne sont pas les seuls à avoir ce genre de démarche écologique. De plus en plus de gens prennent conscience des effets possibles de leur crème solaire sur l’environnement, et choisissent des marques qui sont au fait des problématiques environnementales et cherchent à préserver la nature.

 

Avène fait partie de ces marques soucieuses des effets que leurs produits peuvent avoir sur l’environnement. Ainsi, l’entreprise n’a jamais eu recours à l’oxybenzone dans ses crèmes solaires, et a complètement retiré l’octinoxate de ses formulations dès 2010. Mieux encore, elle a lancé le projet Skin Protect Ocean Respect, réussissant le pari d’offrir la meilleure photoprotection pour la peau tout en minimisant l’impact sur l’environnement.

 

Le nombre de filtres a été diminué pour réduire l’impact sur les mers et les océans, et la formule a été rendue biodégradable pour le cas où le produit se retrouverait dans la nature.

 

 

La crème solaire reste malgré tout indispensable

 

Doit-on en conclure qu’il faut arrêter de s’enduire d’écran solaire ? Certainement pas ! Les organisations sanitaires insistent sur le fait que les rayons UV seraient la troisième cause de cancer. Un cancer sur trois est un cancer de la peau. Alors, continuez à vous tartiner généreusement !

 

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